Marine Le Pen

Marine Le Pen
Rassemblement national

Mis à jour le 23 septembre 2026

Marine Le Pen

VOX España, Wikimedia Commons, CC0, détourée

condamnations 2

  1. condamnationEn appel

    Condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement européen

    Le 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamnée pour détournement de fonds publics à quatre ans d'emprisonnement dont deux ans ferme aménageables sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 6 sources

    Le 7 juillet 2026, la cour d'appel de Paris l'a reconnue coupable de détournement de fonds publics (en tant que députée européenne) et de complicité de ce délit (en tant que présidente du parti), et l'a condamnée à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, la partie ferme étant aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique, et à 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis. Selon France Info et LCP, l'amende de 100 000 euros est maintenue. La cour a évalué le préjudice du Parlement européen à 2,8 millions d'euros pour l'ensemble des prévenus. Marine Le Pen a formé un pourvoi en cassation, suspensif ; la Cour de cassation a indiqué pouvoir statuer au plus tard début avril 2027. Le 4 septembre 2026, elle a fixé au 15 octobre 2026 la date limite de dépôt des mémoires pour les avocats de Marine Le Pen. Aucune décision de la Cour de cassation n'était connue au 23 septembre 2026.

    Réponse : Son avocat a annoncé un appel du jugement de première instance. Après l'arrêt d'appel, elle a annoncé un pourvoi en cassation et déclaré être « une citoyenne qui exerce ses droits », selon France Info.

  2. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour diffamation envers La Cimade

    Condamnée par la cour d'appel de Paris le 11 septembre 2024 à 500 euros d'amende avec sursis pour diffamation envers l'association La Cimade, qu'elle avait accusée sur BFMTV en janvier 2022 d'organiser à Mayotte « la filière d'immigration clandestine en provenance des Comores ».

    Détails et 2 sources

    Le 16 décembre 2025, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

procédures 1

  1. procédureEn cours

    Information judiciaire sur le financement de sa campagne présidentielle de 2022

    Le parquet de Paris a ouvert le 2 juillet 2024, après un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP), une information judiciaire visant la campagne présidentielle de Marine Le Pen en 2022, notamment pour prêt d'une personne morale à un candidat, détournement de biens publics, escroquerie au préjudice d'une personne publique et faux.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 4 sources

    Le 9 juillet 2025, dans le cadre de cette information judiciaire, élargie aux campagnes législatives de 2022 et européennes de 2024 du Rassemblement national, le siège du parti a été perquisitionné par la brigade financière et deux juges d'instruction, qui cherchent notamment à déterminer si ces campagnes ont été financées par des prêts illégaux de particuliers ou des surfacturations. Les sources consultées ne font pas état d'une mise en examen de Marine Le Pen ; l'information judiciaire était toujours en cours au 23 septembre 2026, sans évolution publique connue depuis.

    Réponse : Son avocat n'a pas souhaité faire de commentaire ; un cadre du RN a rappelé que le compte de campagne avait été validé en décembre 2022, selon France 24.

relaxes, non-lieux ou classements 2

  1. procédureRelaxe / acquittement

    Relaxe pour la diffusion de photos d'exactions de l'État islamique

    Poursuivie pour diffusion de messages violents ou portant gravement atteinte à la dignité humaine, après avoir publié en décembre 2015 sur les réseaux sociaux trois photos d'exactions du groupe État islamique, elle a été relaxée le 4 mai 2021 par le tribunal correctionnel de Nanterre, qui a reconnu une « vocation informative » à cette diffusion.

    Détails et 2 sources

    Le parquet avait requis 5 000 euros d'amende.

  2. procédureRelaxe / acquittement

    Relaxe pour ses propos sur les prières de rue

    Poursuivie pour provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes en raison de leur religion, pour avoir comparé en décembre 2010 à Lyon des prières de rue de musulmans à une « occupation », elle a été relaxée le 15 décembre 2015 par le tribunal correctionnel de Lyon.

    Détails et 2 sources

    Le parquet avait requis la relaxe.

positions 3

  1. position

    Comparaison de son combat contre sa condamnation avec celui de Martin Luther King

    Le 6 avril 2025, après sa condamnation en première instance dans l'affaire des assistants parlementaires du FN, elle a déclaré lors d'une visioconférence devant le congrès de la Lega : « Nous prendrons exemple sur Martin Luther King qui a défendu les droits civiques », avant d'appeler le même jour, lors d'un rassemblement à Paris, à une « résistance pacifique et démocratique ».

    Détails et 2 sources

    Le 14 avril 2025, Martin Luther King III et Andrea Waters King ont dénoncé auprès de BFMTV « une distorsion inappropriée de l'histoire ».

  2. position

    Déclaration qualifiant d'« honorifique » le titre de chef des armées du président

    Dans un entretien au Télégramme publié pendant la campagne des élections législatives de 2024, elle a déclaré, au sujet d'une éventuelle cohabitation entre Emmanuel Macron et Jordan Bardella : « Chef des armées, pour le Président, c'est un titre honorifique puisque c'est le Premier ministre qui tient les cordons de la bourse ».

    Détails et 2 sources

    François Bayrou a estimé qu'elle mettait « en cause profondément la Constitution », dont l'article 15 fait du président le chef des armées.

  3. position

    Déclaration sur la responsabilité de la France dans la rafle du Vél' d'Hiv

    Invitée du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro le 9 avril 2017, elle a déclaré au sujet de la rafle du Vél' d'Hiv de juillet 1942 : « s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas la France ».

    Détails et 2 sources

    Emmanuel Macron a parlé d'une « faute grave » ; le Crif et l'UEJF ont dénoncé des propos « révisionnistes ».

    Réponse : Dans un communiqué publié le soir même, elle a écrit, selon Le Monde : « Comme Charles De Gaulle, François Mitterrand, ou encore de nos jours Henri Guaino, je considère que la France et la République étaient à Londres pendant l'Occupation et que le régime de Vichy n'était pas la France. »

autour du parti 5

Polémiques documentées impliquant d'autres membres du parti. Elles ne sont pas imputées au candidat.

  1. autour du partiEn appel

    Le Rassemblement national condamné en appel dans l'affaire des assistants parlementaires européens

    Personne concernée : Rassemblement national, parti politique (personne morale), anciennement Front national

    Le 7 juillet 2026, la cour d'appel de Paris a condamné le Rassemblement national, en tant que personne morale, pour complicité de détournement de fonds publics et recel habituel de détournement de fonds publics, à une amende de 2 millions d'euros dont 1 million avec sursis, comme en première instance (31 mars 2025).

    Ce fait ne concerne pas personnellement Marine Le Pen.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 4 sources

    La cour a évalué le préjudice du Parlement européen à 2,8 millions d'euros et relevé que seul le parti avait bénéficié des détournements. Dix autres cadres ou anciens cadres ont été condamnés avec Marine Le Pen, dont Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan (un an d'emprisonnement avec sursis, deux ans d'inéligibilité avec sursis et 5 000 euros d'amende), Julien Odoul, député de l'Yonne (huit mois avec sursis), et Timothée Houssin, député de l'Eure (six mois avec sursis). Tous les prévenus, dont le parti, se sont pourvus en cassation ; aucune décision de la Cour de cassation n'était connue au 23 septembre 2026.

    Réponse : Le parti et l'ensemble des prévenus ont formé un pourvoi en cassation, selon France Info ; le parquet général ne s'est pas pourvu.

  2. autour du parti

    Daniel Grenon condamné pour ses propos sur les « Maghrébins » dans les « hauts lieux »

    Personne concernée : Daniel Grenon, député RN de la 1re circonscription de l'Yonne, candidat investi par le RN aux législatives de 2024

    Pendant l'entre-deux-tours des élections législatives de 2024, lors d'un débat organisé par L'Yonne républicaine, Daniel Grenon a déclaré, selon ce journal : « Des Maghrébins sont arrivés au pouvoir en 2016, ces gens-là n'ont pas leur place dans les hauts lieux ».

    Ce fait ne concerne pas personnellement Marine Le Pen.

    Détails et 4 sources

    Réélu, il a été exclu du Rassemblement national le 18 octobre 2024. Le 2 mai 2025, le tribunal correctionnel de Sens l'a condamné à 3 000 euros d'amende pour ces propos ; la Licra, la LDH et le MRAP de l'Yonne étaient parties civiles. Le 16 avril 2026, la cour d'appel de Paris l'a condamné à 1 000 euros d'amende avec sursis ; selon France 3, elle a retenu l'injure publique et l'a relaxé du chef de provocation à la discrimination. Les sources consultées ne font pas état d'un pourvoi en cassation.

    Réponse : Daniel Grenon a dénoncé des propos « déformés » et « mal interprétés », selon Le Parisien. Jordan Bardella a qualifié ses propos d'« abjects » ; il a été suspendu puis exclu du RN par la commission des conflits, selon France Info.

  3. autour du partiEn appel

    Marie-France Lorho condamnée dans une affaire d'emploi fictif de collaborateur parlementaire

    Personne concernée : Marie-France Lorho, députée RN de la 4e circonscription du Vaucluse

    Le 26 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné Marie-France Lorho pour détournement de fonds publics à dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis, 10 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, pour ne pas avoir mis fin au contrat de collaborateur parlementaire de Yann Bompard, maire d'Orange, alors qu'il ne l'exerçait plus.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Marine Le Pen.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Yann Bompard a également été condamné ; tous deux doivent rembourser solidairement près de 75 000 euros à l'Assemblée nationale, partie civile. Les deux élus ont fait appel ; aucune décision d'appel n'était connue au 23 septembre 2026.

    Réponse : Marie-France Lorho a fait appel de sa condamnation, selon ICI (France Bleu).

  4. autour du parti

    Laurent Jacobelli condamné pour diffamation et outrage envers le député Belkhir Belhaddad

    Personne concernée : Laurent Jacobelli, député RN de la Moselle et porte-parole du RN

    Le 13 octobre 2023, en marge d'une visite du porte-parole du gouvernement Olivier Véran à Hayange (Moselle), Laurent Jacobelli a traité de « racaille » le député Renaissance Belkhir Belhaddad et lui a demandé « il va bien le Hamas ? », selon une vidéo du Républicain lorrain citée par Libération.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Marine Le Pen.

    Détails et 3 sources

    Le 2 septembre 2025, le tribunal correctionnel de Thionville l'a condamné à 300 euros d'amende avec sursis et 150 euros de dommages et intérêts pour diffamation non publique et outrage, et l'a relaxé du chef d'injure non publique à raison de l'origine. L'avocat de Belkhir Belhaddad a annoncé un appel, selon ICI ; les sources consultées ne précisent pas la suite donnée.

    Réponse : En 2023, il a reconnu une « maladresse dans les termes » tout en contestant tout sous-entendu, selon Libération. Après le jugement, il s'est félicité de la fin d'« une entreprise de calomnie et de victimisation », selon Le Monde.

  5. autour du partiDéfinitive

    Condamnation définitive du Rassemblement national dans l'affaire des kits de campagne (« Jeanne »)

    Personne concernée : Rassemblement national, parti politique (personne morale), anciennement Front national

    Le 15 mars 2023, la cour d'appel de Paris a condamné le Rassemblement national à 250 000 euros d'amende pour recel d'abus de biens sociaux dans l'affaire dite « Jeanne » ou des « kits de campagne », portant sur le financement des campagnes des candidats du Front national aux élections législatives de 2012 ; le parti a été relaxé de la complicité d'escroquerie.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Marine Le Pen.

    Détails et 2 sources

    L'ancien trésorier Wallerand de Saint-Just et l'ancien vice-président Jean-François Jalkh ont également été condamnés en appel. Le 19 juin 2024, la Cour de cassation a confirmé la condamnation du parti, devenue définitive. Marine Le Pen n'était pas mise en cause pénalement dans ce dossier.

    Réponse : Après l'arrêt d'appel, le RN s'est félicité dans un communiqué d'avoir été « relaxé de l'accusation gravissime de prétendues escroqueries », et son avocat a contesté le montant de l'amende, selon Libération.

Entourage 8

Rôles clés de la campagne nommés publiquement (au plus 8 par candidat), leur parcours et leurs liens d’intérêts déclarés. Un lien d’intérêt déclaré n’implique aucune faute.

Aleksandar NikolicPorte-parole de campagneConseiller municipal, Ville de ToursConseiller métropolitain, Tours Métropole Val de LoirePorte-parole, Rassemblement national4 liens d’intérêts déclarésAndrea KotaracPorte-parole de campagnePorte-parole, Rassemblement nationalPorte-parole de Marine Le Pen (présidentielle 2022), puis du Rassemblement national, Rassemblement nationalConseiller régional, président du groupe RN, Conseil régional d'Auvergne-Rhône-AlpesAucun lien d’intérêt recenséGaëtan DussausayePorte-parole de campagneSecrétaire de l'Assemblée nationale, Assemblée nationalePorte-parole, Rassemblement nationalDéputé de la 2e circonscription des Vosges, Assemblée nationaleAucun lien d’intérêt recenséJulien SanchezDirecteur de campagneConseiller municipal, Commune de Nîmes (Gard)Conseiller communautaire, Nîmes MétropoleDéputé européen, Parlement européen3 liens d’intérêts déclarésLaure LavalettePorte-parole de campagneConseillère municipale, Commune de Toulon (Var)Conseillère métropolitaine, Métropole Toulon Provence MéditerranéeDéputée du Var (2e circonscription), Assemblée nationaleAucun lien d’intérêt recenséLaurent JacobelliPorte-parole de campagnePorte-parole, Rassemblement nationalDéputé de la 8e circonscription de la Moselle, Assemblée nationaleConseiller régional, président du groupe RN, Conseil régional du Grand Est2 liens d’intérêts déclarésRenaud LabayeDirecteur de campagne adjointSecrétaire général du groupe Rassemblement national, Assemblée nationaleAucun lien d’intérêt recenséYoann GilletDirecteur de campagne adjointDéputé du Gard (1re circonscription), Assemblée nationalePrésident du groupe RN au conseil régional, Conseil régional d'OccitanieConseiller régional d'Occitanie, Conseil régional d'Occitanie2 liens d’intérêts déclarés

Programme

Pas encore de programme : propositions annoncéesvérifié le

Économie et pouvoir d'achat

Travail et retraites

  • Permettre à ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans de partir à la retraite à 60 ans avec 40 ans de cotisation, ces seuils augmentant progressivement jusqu'à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans pour un début de carrière à 24 ans et demi.

    REF du Medef - Le débat avec Marine Le Pen en intégralité, Marine Le Pen (chaîne YouTube officielle), débat diffusé par LCI, 27 août 2026 (archive)

  • Supprimer les cotisations retraite et chômage des personnes qui continuent à travailler après avoir atteint l'âge de la retraite avec tous leurs trimestres.

    REF du Medef - Le débat avec Marine Le Pen en intégralité, Marine Le Pen (chaîne YouTube officielle), débat diffusé par LCI, 27 août 2026 (archive)

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