Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon
La France insoumise

Mis à jour le 23 septembre 2026

Jean-Luc Mélenchon

jlm2017.fr, Wikimedia Commons, CC BY 4.0, détourée

condamnations 1

  1. condamnationDéfinitive

    Condamnation après la perquisition au siège de La France insoumise

    Le 9 décembre 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny l'a déclaré coupable d'actes d'intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l'autorité publique, de rébellion et de provocation, pour son comportement lors de la perquisition du siège de La France insoumise le 16 octobre 2018.

    Détails et 4 sources

    Il a été condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 8 000 euros d'amende. Il a annoncé le jour même ne pas faire appel ; en juin 2020, une dépêche AFP reprise par France 24 rappelait qu'il n'avait pas fait appel.

    Réponse : A qualifié la décision de « jugement politique » et déclaré que « la justice a été instrumentalisée par le pouvoir public ».

procédures 1

  1. procédureEn cours

    Enquête sur les assistants parlementaires européens, instruction close sans mise en examen

    Une enquête du parquet de Paris, confiée à des juges d'instruction en novembre 2018, cherchait à établir si des assistants rémunérés par le Parlement européen lorsqu'il y siégeait avaient travaillé pour son parti plutôt que pour leur mandat européen.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Selon une source proche de l'enquête citée par France Info le 26 mai 2026, l'instruction est terminée sans mise en examen. Deux de ses anciens assistants, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, restent témoins assistés. Le 1er juin 2026, une dépêche AFP reprise par France 24 indique que ce dossier a été clôturé sans que personne soit mis en examen. Le parquet doit encore prendre ses réquisitions ; au 23 septembre 2026, aucune décision de non-lieu ou de renvoi n'est rapportée.

allégations 1

  1. allégationEn cours

    Plainte pour apologie du terrorisme après ses propos sur le 7-Octobre

    Le 25 juin 2026, lors d'un rassemblement devant le tribunal judiciaire de Paris en soutien au militant Anasse Kazib, jugé pour apologie du terrorisme, il a déclaré que la notion d'apologie du terrorisme « peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme », ajoutant que « la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation […] est une affaire qui se discute ».

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 2 sources

    Le 29 juin 2026, des victimes de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023 (trois victimes françaises selon l'AFP, dont deux rescapés du festival Nova et un policier) ont déposé plainte contre lui pour apologie du terrorisme, par l'intermédiaire de Me Nathanaël Majster ; selon Le Monde, la plainte vise aussi La France insoumise. Il s'agit d'une plainte : aucune des sources consultées, dont la plus récente date du 30 juin 2026, ne fait état de l'ouverture d'une enquête. Sollicitée par l'AFP, LFI n'avait pas réagi dans l'immédiat.

positions 8

  1. position

    « Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France » après la garde à vue de Rima Hassan

    Le 2 avril 2026, après le placement en garde à vue de l'eurodéputée Rima Hassan pour apologie du terrorisme, il a écrit sur X : « La police politique a convoqué une fois de plus Rima Hassan en garde à vue à propos d'un retweet du mois de mars. Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France. Insupportable. »

    Détails et 2 sources

    Le 7 juillet 2026, il a participé au rassemblement de soutien organisé par LFI devant le tribunal judiciaire de Paris.

  2. position

    « Nous ne sommes pas antisémites, lâchez-nous ! » après l'affiche sur Cyril Hanouna

    Le 13 mars 2025 sur France Inter, interrogé sur l'affiche de LFI représentant Cyril Hanouna, il a déclaré : « Nous ne sommes pas antisémites », « il va falloir vérifier tout le temps la religion des gens qu'on caricature » et « Par pitié, lâchez-nous, occupez-vous de ce qu'on propose, arrêtez avec ce cirque ».

    Détails et 2 sources

    Le 16 mars sur France 3, à une journaliste qui lui demandait s'il s'agissait d'une erreur ou d'antisémitisme, il a répondu : « Pourquoi vous me posez cette question ? De quel droit ? Qui vous êtes ? Vous m'accusez ? », puis « Alors taisez-vous ! ».

  3. position

    « L'antisémitisme reste résiduel en France »

    Dans une note de blog publiée le 2 juin 2024, il a écrit que « contrairement à ce que dit la propagande de l'officialité, l'antisémitisme reste résiduel en France. Il est en tout cas totalement absent des rassemblements populaires ».

    Détails et 2 sources

    France Info rappelle que les actes antisémites recensés par le gouvernement avaient augmenté de 300 % au premier trimestre 2024 par rapport à la même période de 2023.

  4. position

    Refus de qualifier le Hamas d'organisation terroriste

    La France insoumise a été critiquée pour avoir refusé, dans un premier temps, de qualifier d'« attaques terroristes » l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

    Détails et 1 source

    Le 2 décembre 2023 sur France Inter, il a déclaré : « Dans l'attaque du 7 octobre, il y a des actes terroristes. Mais quand on parle d'une organisation qui a pour but le terrorisme, on passe dans un autre registre de vocabulaire », et a dit préférer parler de « crimes de guerre ».

  5. position

    Yaël Braun-Pivet accusée de « camper à Tel-Aviv pour encourager le massacre »

    Le 22 octobre 2023, alors que la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet se rendait en Israël, il a écrit sur X : « Voici la France. Pendant ce temps Madame Braun-Pivet campe à Tel Aviv pour encourager le massacre. Pas au nom du peuple français ! »

    Détails et 3 sources

    Le 23 octobre sur France Inter, Yaël Braun-Pivet s'est dite « très choquée », estimant que le mot « camper » faisait référence aux camps de concentration et que « c'est une nouvelle cible qu'on me met dans le dos ».

    Réponse : Le 23 octobre 2023 sur X, il a dénoncé une « absurde police des mots » destinée selon lui à faire « diversion pour détourner l'attention de sa grave faute politique » (propos rapportés par LCP).

  6. position

    Soutien à Adrien Quatennens après ses aveux de violences conjugales

    Le 18 septembre 2022, après qu'Adrien Quatennens a reconnu avoir giflé son épouse, il a dénoncé sur Twitter « la malveillance policière, le voyeurisme médiatique, les réseaux sociaux » et salué la « dignité » et le « courage » du député, avant d'ajouter quelques heures plus tard : « Une gifle est inacceptable dans tous les cas. Adrien l'assume. C'est bien. »

    Détails et 2 sources

    Interrogé le 22 septembre sur ce message, il a répondu : « Je pèse mes mots tout le temps. » Le 25 septembre sur France 2, il a déclaré : « J'accepte votre jugement, j'accepte les critiques. »

  7. position

    « La police tue »

    Après la mort d'une passagère tuée par des tirs policiers lors d'un refus d'obtempérer à Paris le 4 juin 2022, il a écrit sur Twitter le 6 juin : « La police tue et le groupe factieux Alliance justifie les tirs et la mort pour "refus d'obtempérer". La honte c'est quand ? »

    Détails et 3 sources

    Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et Marine Le Pen ont dénoncé ces propos, et le syndicat Alliance a annoncé une plainte.

  8. position

    Prédiction d'un « grave incident ou un meurtre » avant la présidentielle

    Invité de « Questions politiques » sur France Inter et France Info le 6 juin 2021, il a déclaré : « Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre », citant notamment les tueries de Mohammed Merah en 2012 et l'attentat des Champs-Élysées en 2017.

    Détails et 2 sources

    Une partie de la classe politique a qualifié ces propos de « complotistes ».

    Réponse : A ensuite précisé sa pensée et déploré « un buzz affligeant ».

autour du parti 5

Polémiques documentées impliquant d'autres membres du parti. Elles ne sont pas imputées au candidat.

  1. autour du partiEn appel

    Condamnation de Sophia Chikirou pour vol de chèques au préjudice du Média

    Personne concernée : Sophia Chikirou, députée LFI de Paris (faits de 2018, liés au Média qu'elle avait cofondé)

    Le 8 juin 2026, le tribunal correctionnel de Paris l'a relaxée de tentative d'escroquerie (tentatives, à l'été 2018, de faire virer plus de 67 000 euros des comptes de la webtélé Le Média, qu'elle ne dirigeait plus, vers sa société Mediascop) et l'a condamnée à 8 000 euros d'amende, dont la moitié avec sursis, pour le vol de chèques jamais utilisés.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Jean-Luc Mélenchon.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 4 sources

    Elle a fait appel de cette condamnation. Par ailleurs, elle avait été mise en examen le 24 septembre 2024 pour « escroquerie aggravée », « abus de biens sociaux » et « recel d'abus de confiance » dans l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, dont l'instruction a été close début mai 2026 ; elle conteste ces accusations et reste présumée innocente.

    Réponse : Elle a salué sa relaxe pour escroquerie, « l'accusation la plus grave dans cette affaire », et annoncé faire appel de la condamnation pour vol. Lors de sa mise en examen en 2024, LFI avait dénoncé « une opération politico-judiciaire sans fin ».

  2. autour du partiEn cours

    Rima Hassan poursuivie pour apologie du terrorisme

    Personne concernée : Rima Hassan, députée européenne LFI

    Le 26 mars 2026, elle a publié sur X, avant de le supprimer, un message reprenant une citation de Kozo Okamoto, l'un des auteurs de l'attentat de l'aéroport de Lod (Tel-Aviv) qui avait fait 26 morts en 1972 : « Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit mais un devoir. »

    Ce fait ne concerne pas personnellement Jean-Luc Mélenchon.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Après un signalement du ministre de l'Intérieur et des plaintes de l'Organisation juive européenne et de la Licra, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour apologie du terrorisme ; elle a été placée en garde à vue le 2 avril 2026 puis convoquée pour être jugée. Le 7 juillet 2026, la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris a renvoyé le procès aux 19 et 20 octobre 2026, à la demande de la défense. Des informations de presse sur de la drogue trouvée dans son sac lors de la garde à vue ont été démenties par l'enquête. Elle est présumée innocente.

    Réponse : Elle a déclaré que la publication avait été faite « en constatation d'un état d'esprit, d'une philosophie de résistance à l'oppression ». Son avocat a dénoncé une garde à vue « parfaitement illégale », contournant selon lui son immunité parlementaire. LFI a organisé un rassemblement de soutien devant le tribunal le 7 juillet 2026.

  3. autour du partiEn appel

    Affiche de LFI représentant Cyril Hanouna, condamnation pour atteinte au droit à l'image

    Personne concernée : La France insoumise, parti politique (personne morale)

    Le 11 mars 2025, La France insoumise a publié sur X une affiche appelant à manifester « contre l'extrême droite, ses idées... et ses relais ! », montrant le visage de l'animateur Cyril Hanouna en noir et blanc, sourcils froncés.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Jean-Luc Mélenchon.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 2 sources

    Le visuel, retiré ensuite, a été accusé de reprendre les codes des caricatures antisémites des années 1930. Le 21 mars 2025, statuant en référé au civil, le tribunal judiciaire de Nanterre a condamné LFI à verser 3 500 euros à Cyril Hanouna pour atteinte au droit à l'image et interdit la reproduction de l'affiche, relevant que la photographie « a été perçue comme rappelant des affiches (...) antisémites des années 1930/1940 ». LFI a fait appel ; aucune décision d'appel n'a été trouvée. L'avocat de Cyril Hanouna avait aussi annoncé une action au pénal, dont l'issue n'est pas connue.

    Réponse : LFI a récusé toute signification antisémite. Plusieurs responsables ont reconnu une « erreur » ou une « maladresse », indiquant que l'image avait été générée par intelligence artificielle, en contradiction avec les règles internes du mouvement.

  4. autour du partiDéfinitive

    Condamnation de Sébastien Delogu pour violences aggravées lors d'un blocus lycéen

    Personne concernée : Sébastien Delogu, député LFI des Bouches-du-Rhône

    Le 14 février 2025, le tribunal correctionnel de Marseille l'a condamné à 5 000 euros d'amende pour des violences aggravées contre le proviseur adjoint et une conseillère principale d'éducation du lycée Saint-Exupéry, en marge d'un blocus lycéen en mars 2023, et pour refus de se soumettre à un relevé d'empreintes digitales.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Jean-Luc Mélenchon.

    Détails et 2 sources

    Le parquet avait requis six mois d'emprisonnement avec sursis. Son avocat avait annoncé un appel ; en janvier 2026, une dépêche AFP reprise par France 24 indique qu'il conteste les faits « sans avoir fait appel ».

    Réponse : Son avocat a contesté « le principe de la condamnation et de la culpabilité », estimant : « On n'est pas sur de véritables violences et coups portés. »

  5. autour du partiDéfinitive

    Condamnation d'Adrien Quatennens pour violences conjugales

    Personne concernée : Adrien Quatennens, député LFI du Nord, coordinateur de La France insoumise jusqu'en septembre 2022

    Le 13 décembre 2022, le tribunal correctionnel de Lille l'a condamné, dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable (CRPC) qu'il avait acceptée, à quatre mois d'emprisonnement avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts pour des violences sur son épouse commises entre octobre et décembre 2021 et pour l'« envoi régulier et malveillant de messages » entre août et septembre 2022.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Jean-Luc Mélenchon.

    Détails et 2 sources

    Il avait reconnu en septembre 2022 lui avoir donné une gifle et avait alors quitté la coordination du mouvement.

    Réponse : Le groupe LFI à l'Assemblée l'a « radié temporairement » jusqu'au 13 avril 2023, son retour étant conditionné à un stage de responsabilisation sur les violences faites aux femmes. Il a refusé de démissionner de son mandat, estimant que cela « créerait un précédent dangereux », et a dénoncé un « lynchage médiatique ».

Entourage 3

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