Éric Zemmour

Éric Zemmour
Reconquête

Mis à jour le 24 septembre 2026

Éric Zemmour

Anh De France, Wikimedia Commons, CC0, détourée

condamnations 10

  1. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour complicité de diffamation envers l'Institut national d'études démographiques (INED)

    Le 2 avril 2021, dans l'émission « Face à l'info » sur CNews, il avait déclaré : « l'INED trafique les chiffres, tout le monde le sait ».

    Détails et 1 source

    L'INED a porté plainte le 25 juin 2021. Le 29 janvier 2024, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour complicité de diffamation publique envers une administration publique à 1 500 euros d'amende avec sursis ; le directeur de la publication de CNews a été condamné à la même peine pour diffamation. La cour d'appel de Paris a confirmé ces condamnations le 11 décembre 2024. Le 27 janvier 2026, la Cour de cassation a rejeté les pourvois, jugeant que les pièces produites ne constituaient pas une base factuelle suffisante à une imputation de falsification volontaire des statistiques ; la condamnation est définitive.

  2. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour ses propos sur les mineurs isolés étrangers

    Le 29 septembre 2020, dans l'émission « Face à l'info » sur CNews, il avait déclaré au sujet des mineurs isolés étrangers : « ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c'est tout ce qu'ils sont ».

    Détails et 3 sources

    Le 17 janvier 2022, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour complicité d'injure publique et de provocation à la haine à 100 jours-amende de 100 euros, soit 10 000 euros. La cour d'appel de Paris a confirmé cette peine le 12 septembre 2024. Le 2 décembre 2025, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

  3. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour diffamation envers l'avocat Patrick Klugman (affaire Jérémie Cohen)

    Le 5 avril 2022, sur France 2, il avait accusé l'avocat Patrick Klugman d'avoir voulu « étouffer l'affaire » de la mort de Jérémie Cohen, jeune homme juif percuté par un tramway à Bobigny en février 2022 après avoir été frappé.

    Détails et 3 sources

    Le 18 janvier 2024, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour diffamation publique à 1 000 euros d'amende, 2 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais d'avocat. La cour d'appel de Paris a confirmé la condamnation à 1 000 euros d'amende le 5 décembre 2024. Le 2 décembre 2025, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

  4. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour ses propos à la « Convention de la droite » de 2019

    Le 28 septembre 2019, lors d'une « Convention de la droite » organisée à Paris, il avait notamment qualifié les immigrés de « colonisateurs », évoqué une « islamisation de la rue » et décrit le voile et la djellaba comme les « uniformes d'une armée d'occupation ».

    Détails et 2 sources

    Condamné en première instance en 2020, relaxé en appel en 2021, il a vu cette relaxe annulée par la Cour de cassation en 2023. Le 22 février 2024, la cour d'appel de Paris l'a condamné à 15 000 euros d'amende pour provocation publique à la haine et injure publique en raison de l'origine ou de la religion, et à verser des dommages et intérêts aux associations parties civiles, dont SOS Racisme. Le 16 septembre 2025, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

  5. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour injure raciale envers Hapsatou Sy

    En septembre 2018, sur le plateau de l'émission « Les Terriens du dimanche » (C8), il avait qualifié le prénom de la chroniqueuse Hapsatou Sy d'« insulte à la France ».

    Détails et 3 sources

    Le 12 janvier 2023, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour injure publique à caractère raciste à 4 000 euros d'amende et 3 000 euros de dommages et intérêts. Le 28 mars 2024, la cour d'appel de Paris a confirmé cette condamnation. Le 2 septembre 2025, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive.

  6. condamnationEn appel

    Condamnation pour contestation de crime contre l'humanité (propos sur Pétain et les Juifs français)

    Le 21 octobre 2019, lors d'un débat avec Bernard-Henri Lévy dans l'émission « Face à l'info » sur CNews, il avait maintenu que le maréchal Pétain avait « sauvé » des Juifs français.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Relaxé par le tribunal de Paris en 2021 puis par la cour d'appel de Paris le 12 mai 2022, il a vu cette relaxe annulée par la Cour de cassation le 5 septembre 2023. Le 2 avril 2025, la cour d'appel de Paris, autrement composée, l'a condamné à 10 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité, et à verser 1 euro de dommages et intérêts et 1 200 euros de frais de justice à chacune des cinq associations parties civiles. Il a annoncé un pourvoi en cassation ; aucune décision de la Cour de cassation n'a été trouvée dans les sources consultées au 24 septembre 2026.

    Réponse : Il a affirmé n'avoir « à aucun moment » souhaité « défendre Pétain » et a annoncé un pourvoi en cassation, selon France Info et Le Monde.

  7. condamnationEn appel

    Condamnation pour injure raciale après ses propos sur la mort de Thomas à Crépol

    Après la mort de Thomas, 16 ans, tué à coups de couteau lors d'une rixe à Crépol (Drôme) en novembre 2023, il avait déclaré le 30 novembre 2023 sur RMC et BFMTV : « Nous avons, aujourd'hui, une situation où nous avons deux peuples, deux France, deux jeunesses, celle de Thomas, celle de Chahid ».

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 4 sources

    Le 26 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour injure raciale à 60 jours-amende de 150 euros, soit 9 000 euros, et l'a relaxé pour un autre passage de l'entretien. Il a annoncé le jour même faire appel de cette condamnation, selon ICI (Radio France) ; aucune décision d'appel n'a été trouvée dans les sources consultées au 24 septembre 2026.

    Réponse : Il a déclaré sur X : « Il est inadmissible que la vérité soit à ce point bâillonnée dans notre pays », selon ICI (Radio France).

  8. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour complicité de diffamation envers la députée Danièle Obono

    En août 2020, dans l'émission « Face à l'info » sur CNews, il avait accusé la députée La France insoumise Danièle Obono de refuser de dire « Vive la France » et « de dire tout son amour pour Mohamed Merah, qui tue des enfants juifs ».

    Détails et 3 sources

    Le 7 février 2024, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour complicité de diffamation publique à 1 000 euros d'amende avec sursis et 1 000 euros de dommages et intérêts ; le directeur de la publication de CNews a été condamné pour diffamation à la même peine. Selon Mediapart, la Cour de cassation a confirmé le 23 juin 2026 la condamnation de CNews dans ce dossier.

  9. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour provocation à la haine religieuse envers les musulmans

    Le 6 septembre 2016, dans l'émission « C à vous » sur France 5, il avait notamment déclaré qu'il fallait donner aux musulmans « le choix entre l'islam et la France ».

    Détails et 3 sources

    Le 3 mai 2018, la cour d'appel de Paris l'a condamné à 5 000 euros d'amende pour provocation à la haine religieuse. Le 17 septembre 2019, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi, rendant la condamnation définitive. Le 20 décembre 2022, la Cour européenne des droits de l'homme a rejeté sa requête fondée sur la liberté d'expression.

  10. condamnationDéfinitive

    Condamnation pour provocation à la discrimination raciale (2011)

    En mars 2010, il avait déclaré sur France Ô que les employeurs « ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs » et, dans l'émission « Salut les Terriens » sur Canal+, que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ».

    Détails et 2 sources

    Le 18 février 2011, le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné pour provocation à la discrimination raciale à des amendes de 1 000 euros avec sursis, dans deux jugements rendus sur les plaintes de plusieurs associations. Il a annoncé le 1er mars 2011 qu'il ne ferait pas appel.

allégations 1

  1. allégationEn cours

    Accusations de comportements inappropriés et d'agressions sexuelles

    En avril 2021, l'élue socialiste Gaëlle Lenfant l'a accusé sur les réseaux sociaux de l'avoir agressée sexuellement lors d'une université d'été du PS au début des années 2000 ; Mediapart a ensuite publié, en avril et mai 2021, d'autres témoignages de femmes.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Le 8 mars 2022, Mediapart a diffusé une enquête vidéo dans laquelle huit femmes l'accusent de comportements inappropriés et d'agressions sexuelles pour des faits présumés allant de 1999 à 2019. Aucune plainte n'a été annoncée ni rendue publique, selon France Info et Ouest-France, et aucune enquête judiciaire visant Éric Zemmour pour ces faits n'est connue au 24 septembre 2026 : il s'agit d'accusations publiées dans la presse, sans procédure.

    Réponse : Il n'a pas répondu à Mediapart ; son entourage a dénoncé un « recyclage » de témoignages déjà publiés, selon Ouest-France et France Info.

relaxes, non-lieux ou classements 3

  1. procédureRelaxe / acquittement

    Relaxe dans le procès en diffamation intenté par l'enseignante Sophie Djigo

    En novembre 2022, il avait mis en cause publiquement un projet pédagogique de Sophie Djigo, professeure de philosophie dans le Nord, qui prévoyait une sortie à Calais sur le thème des migrations ; l'enseignante avait ensuite subi une campagne de cyberharcèlement et avait porté plainte en diffamation.

    Détails et 2 sources

    Jugés les 30 et 31 mars 2026, Éric Zemmour et plusieurs responsables d'extrême droite ont été relaxés le 9 juin 2026. Les sources consultées ne précisent pas si un appel a été formé.

  2. procédureRelaxe / acquittement

    Relaxe pour des propos liant immigration et délinquance

    Poursuivi à l'initiative de la Ligue des droits de l'homme et de SOS Racisme pour provocation à la haine en raison de l'origine, après avoir déclaré le 26 janvier 2022 sur Public Sénat que si « nous avons une délinquance aussi explosive, c'est à cause de l'immigration », il a été relaxé le 2 juillet 2025 par le tribunal correctionnel de Paris, qui a jugé que les propos « ne répondent pas aux caractéristiques du délit de provocation à la haine ».

    Détails et 3 sources

    Les sources consultées ne font pas état d'un appel.

  3. procédureRelaxe / acquittement

    Relaxe en appel pour des propos jugés homophobes en première instance

    Poursuivi pour injure à raison de l'orientation sexuelle après avoir déclaré le 15 octobre 2019 sur CNews qu'une « petite minorité » « tient la main sur l'État » et « l'asservit à son profit », il avait été condamné le 28 septembre 2023 par le tribunal correctionnel de Paris à 4 000 euros d'amende.

    Détails et 2 sources

    Le 11 septembre 2024, la cour d'appel de Paris l'a relaxé, estimant que les propos n'étaient pas « injurieux envers un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ». L'avocat de l'association Stop Homophobie a annoncé son intention de former un pourvoi en cassation ; les sources consultées ne font pas état de sa suite.

positions 2

  1. position

    Propos accusant Kylian Mbappé de « solidarité islamique »

    Invité de « Face à BFM » sur BFMTV le 17 septembre 2026, il a commenté le refus du footballeur Kylian Mbappé de porter entièrement un t-shirt de soutien à la population de Ceuta, en déclarant : « la solidarité, je dirais, qui naît dans les banlieues, la solidarité islamique pour tout dire, est supérieure à la solidarité française ou même de son pays d'accueil, l'Espagne », puis « Je ne parle pas de religion, je parle de civilisation ».

    Détails et 3 sources

    Le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard et le maire de Paris Emmanuel Grégoire ont dénoncé ces propos ; la députée écologiste Léa Balage El Mariky a saisi l'Arcom.

  2. position

    Refus de condamner des propos visant le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko

    Le 5 avril 2026, sur BFMTV, il a refusé de condamner des propos tenus par des intervenants de CNews au sujet du nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (La France insoumise), propos condamnés par le gouvernement et visés par une enquête du parquet de Paris pour injure à caractère raciste.

    Détails et 2 sources

    Il a déclaré : « Je ne condamne rien du tout, je n'ai rien à condamner. Moi, je suis pour la liberté d'expression », ajoutant qu'il ne fallait « pas couper une phrase ».

autour du parti 4

Polémiques documentées impliquant d'autres membres du parti. Elles ne sont pas imputées au candidat.

  1. autour du partiDéfinitive

    Reconquête sanctionné par la CNIL pour sa collecte de données personnelles

    Personne concernée : Reconquête, parti politique (personne morale)

    Le 25 janvier 2024, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a prononcé une amende administrative de 20 000 euros contre l'association Reconquête pour des manquements au règlement général sur la protection des données (obligations d'information et d'effacement), liés à la collecte, via un réseau de sites internet créés à l'automne 2021, de données personnelles ensuite utilisées pour la prospection électorale de la campagne présidentielle de 2022.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Éric Zemmour.

    Détails et 2 sources

    Le 15 avril 2025, le Conseil d'État a rejeté la requête de Reconquête qui demandait l'annulation de cette sanction.

  2. autour du partiEn appel

    Stéphane Ravier condamné pour prise illégale d'intérêts

    Personne concernée : Stéphane Ravier, sénateur Reconquête des Bouches-du-Rhône (il a quitté le parti en septembre 2024)

    Le 29 mai 2024, le tribunal correctionnel de Marseille a condamné Stéphane Ravier, alors sénateur Reconquête, à six mois d'emprisonnement avec sursis et un an d'inéligibilité, sans exécution provisoire, pour prise illégale d'intérêts, pour avoir fait embaucher en 2015 son fils à la mairie du 7e secteur de Marseille, dont il était maire.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Éric Zemmour.

    Faits non établis par une décision définitive : la personne est présumée innocente.

    Détails et 3 sources

    Il a fait appel. Le 10 février 2026, la cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé la condamnation à six mois d'emprisonnement avec sursis et un an d'inéligibilité ; son avocat a annoncé un pourvoi en cassation, selon France 3.

    Réponse : Son avocat a déclaré que « les infractions reprochées » n'étaient « pas caractérisées », selon Le Monde.

  3. autour du parti

    Damien Rieu condamné pour harcèlement en ligne

    Personne concernée : Damien Rieu, candidat de Reconquête aux élections européennes de 2024 (12e de la liste), candidat investi aux législatives de 2022 à Nice

    Le 17 mai 2024, pendant la campagne des élections européennes, le tribunal correctionnel de Nîmes a condamné Damien Rieu (Damien Lefèvre) à huit mois d'emprisonnement avec sursis pour harcèlement en ligne envers une ancienne chroniqueuse de RTL, dont il avait diffusé en avril 2017 sur Twitter une vidéo privée visant Marion Maréchal ainsi qu'une partie de son numéro de téléphone, ce qui avait entraîné selon ses avocats une campagne d'insultes et de menaces.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Éric Zemmour.

    Détails et 2 sources

    Son avocat n'a pas indiqué s'il ferait appel ; les sources consultées ne précisent pas la suite donnée.

    Réponse : Son avocat s'est refusé à tout commentaire, selon Le Monde.

  4. autour du parti

    Reconquête condamné pour contrefaçon de droits d'auteur dans le clip de candidature de 2021

    Personne concernée : Reconquête, parti politique (personne morale)

    Le 4 mars 2022, le tribunal judiciaire de Paris a condamné Éric Zemmour et son parti Reconquête pour contrefaçon de droits d'auteur et atteinte au droit moral, pour avoir utilisé sans autorisation des extraits de films dans le clip d'annonce de sa candidature diffusé le 30 novembre 2021.

    Ce fait ne concerne pas personnellement Éric Zemmour.

    Détails et 2 sources

    Ils ont été condamnés à verser au total 70 000 euros aux plaignants, parmi lesquels Gaumont, EuropaCorp, Luc Besson, François Ozon et la SACD, et le tribunal a ordonné le retrait des extraits en cause. Les sources consultées ne font pas état d'un appel. Il s'agit d'une procédure civile.

Entourage 0

Rôles clés de la campagne nommés publiquement (au plus 8 par candidat), leur parcours et leurs liens d’intérêts déclarés. Un lien d’intérêt déclaré n’implique aucune faute.

Entourage non encore recensé

Programme

Pas encore de programme : propositions annoncéesvérifié le

Économie et pouvoir d'achat

Travail et retraites

Immigration

Sécurité et justice

Écologie et énergie

Pas de proposition identifiée

Santé et éducation

Pas de proposition identifiée

Institutions

Pas de proposition identifiée

International et défense

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